
Tout a commencé au début des années 80, avec une guitare qui prenait la poussière.
Dans ma famille, il y avait cette vieille guitare classique que ma mère avait reçue pour ses 18 ans, mais dont personne n’avait jamais réussi à jouer.
Voici une photo de moi à l’âge de 2 ans, à côté de cet instrument aussi grand que moi, comme une promesse silencieuse !

La promesse d’une vieille guitare
Cette promesse a pris feu en 1997. J’avais 15 ans, le grunge de Nirvana tournait en boucle dans mon walkman et le poster de Kurt Cobain tapissait les murs de ma chambre. Quand une méthode de guitare avec VHS est sortie en kiosque, j’ai sauté sur l’occasion. Dans ma classe, tout le monde a acheté le premier numéro. Au second, nous n’étions plus que deux. Et j’ai été le seul à aller jusqu’au bout des 40 fascicules.
J’étais devenu accro. Kurt m’avait montré que c’était possible. Je savais que je voulais faire ça de ma vie.
L’énergie de la scène
Pendant longtemps, j’ai joué, j’ai jammé, mais sans oser monter sur les planches. Le trac, la peur. Mon premier « vrai » concert a été un fiasco total : programmé en dernier dans un bar miteux, je n’ai même pas pu jouer… Une déception immense, mais une leçon d’humilité.
Le vrai baptême du feu a eu lieu en septembre 2002, sous une tente à la Fête de l’Humanité. Guitariste-chanteur, avec un bassiste et un batteur. Ce soir-là, tout s’est aligné. J’ai même réussi à faire chanter le public sur une de mes compositions !
C’est là que j’ai compris. Dans ma chambre, j’apprenais des notes. Sur scène, je partageais une énergie. Tout était là.
La sueur et le glamour
Le concert de la Fête de l’Huma n’était que le début. Les onze années qui ont suivi ont été une immersion totale dans le rock’n’roll. J’ai fait mes classes dans d’innombrables groupes de la scène parisienne : garage rock, hard rock 70’s, glam rock et même metal industriel.

Cette période fut celle de l’ivresse, de l’excitation permanente. J’ai connu les très grands hauts : les interviews à la radio, l’enregistrement de mes compos en studio pro, les concerts devant des fans qui hurlent et les premiers autographes que l’on signe, un peu maladroitement !
Mais j’ai aussi connu les très grands bas : les clashs violents entre musiciens, les producteurs escrocs, l’envers du décor souvent bien peu glamour…
C’est ce parcours du combattant qui m’a finalement permis de rejoindre un groupe de metal déjà établi, au statut culte. Avec eux, je me suis le plus rapproché du statut de « rockstar ». L’expérience s’est mal terminée, mais elle a été incroyablement formatrice.
Ce que les légendes m’ont vraiment appris
Mon parcours m’a mené sur les scènes du Bataclan ou de l’Élysée Montmartre, et à Londres. Il m’a surtout offert le privilège de côtoyer et de collaborer avec des légendes de la musique, comme Iggy & The Stooges ou le groupe Jad Wio.
Et la plus grande leçon qu’ils m’ont donnée est la suivante : les artistes les plus talentueux sont souvent aussi les plus modestes. Loin des « poseurs » qui tirent dans les pattes des autres, les vrais « pros » sont animés par un feu intérieur. Ils sont simples, bienveillants, accessibles. J’étais avec eux comme avec des membres de ma famille, pas des rockstars internationales. Ce sont des vétérans aguerris, mais surtout des musiciens qui jouent avec leur âme et leurs tripes.
Cette distinction est devenue le fondement de ma philosophie.

Quand la flamme vacille
La vie d’artiste n’est pas qu’une suite de concerts. C’est mettre les mains dans le cambouis, charger des amplis trop lourds à 3h du matin, attendre des heures dans des loges crasseuses avec une boule au ventre.
J’ai connu les revers, les groupes qui « splittent » pour un rien, l’usure de devoir constamment tout recommencer à zéro. Comme tout le monde, j’ai aussi traversé des épisodes plus sombres, des problèmes personnels qui m’ont éloigné de l’envie de jouer. Je n’ai jamais complètement arrêté, mais j’ai connu cette sensation. Ce moment où le feu n’est plus là.
Retrouver le plaisir primal
Et puis, un jour, le manque se fait sentir. C’est à ce moment-là que j’ai compris le secret du Reboot.
Il ne s’agit pas de se forcer. Il s’agit de se reconnecter au plaisir primal, à cette sensation pure que l’on ressent la première fois que l’on touche une guitare. Il faut se débarrasser de l’aspect « contrainte » et rendre à l’instrument son rôle essentiel : celui d’un outil de bien-être et d’épanouissement.
Je ne suis pas « anti-théorie ». Mais je sais que ce n’est pas ça qui fait de vous un musicien. Un musicien, c’est quelqu’un qui joue avec son âme. C’est pourquoi je déteste les démonstrations de « shredders » qui font des cascades de notes juste pour épater la galerie. C’est l’antithèse de ma vision de la musique.
Ma mission : rallumer votre flamme
Mon hypersensibilité et mon empathie naturelle, longtemps vues comme des freins, sont aujourd’hui ma plus grande force de coach. Je me sens profondément à l’aise dans cet échange intime, où je peux me dévouer totalement à une personne pour l’aider à s’épanouir.
C’est pour ça que je choisis mes élèves avec soin. C’est un échange d’énergie. Voir un « Rebooteur » progresser et retrouver le sourire grâce à mon accompagnement est la plus belle des récompenses. C’est là que mon parcours prend tout son sens.
Ma vérité : la guitare est un mariage pour la vie
« Si je pouvais vous donner un seul conseil, fruit de mes 28 ans d’expérience, ce serait celui-ci : la vérité, c’est qu’on n’arrête jamais d’apprendre. Il faut garder une place pour la guitare dans son quotidien et rester en permanence dans une posture d’ouverture. Ceux qui pensent avoir tout compris de l’instrument se trompent lourdement ».
Maintenant que vous connaissez mon histoire, j’aimerais beaucoup entendre la vôtre.
Si vous sentez qu’il est temps d’arrêter de laisser la poussière s’accumuler sur votre guitare et de lancer votre propre Reboot, alors nous sommes faits pour nous entendre !